La mise en place, la signalisation, le contrôle et l’évaluation de zones de rencontre

Depuis quelques semaines, diverses rues ont été placées en régime « zone 20 ». Si cette situation est sensée être temporaire et répondre à ce soucis de distanciation sociale, elles posent toute une série de questions.

Seront-elles bien temporaires ou pérennisées ? La signalisation ne devrait-elle pas être améliorée ? Les zones mises en place évaluées et, le cas échéant, adaptées ? Qu’en est-il par ailleurs du respect de ces zones et des contrôles ?

Question écrite de M. Marc LOEWENSTEIN, Député bruxellois DéFI, à Mme Elke VAN DEN BRANDT, Ministre, chargée des Travaux publics, de la Mobilité et de la Sécurité routière.

Concerne : La mise en place, la signalisation, le contrôle et l’évaluation de zones de rencontre

Afin de répondre aux recommandations du GEES et du Conseil National de Sécurité en matière de distanciation sociale, vous avez marqué votre intention de soutenir et développer des zones de rencontre ou zones 20, des zones dans lesquelles les piétons et les cyclistes sont prioritaires et où la vitesse des véhicules est limitée à 20km/h. Ce dispositif permettra ainsi aux piétons de ne plus devoir circuler que sur les seuls trottoirs puisqu’ils pourront occuper la voirie de façade à façade.

Depuis quelques semaines, diverses rues ont été placées en régime « zone 20 ». Si cette situation est sensée être temporaire et répondre à ce soucis de distanciation sociale, certains y voient une opportunité de la pérenniser.

Ce dispositif peut être très pertinent sur certaines voiries. Par contre, il marque déjà ses limites lorsqu’il s’applique sur une zone plus large, je pense par exemple au Pentagone. Y faire respecter la zone 30 est déjà compliqué, y rouler à maximum 20km/h comme à la rue de la Régence par exemple constitue un réel défi.

Par ailleurs, si « nul n’est censé ignorer la loi » et la signification des panneaux de signalisation, très nombreuses sont les personnes qui ne savent pas que le panneau dédié aux « zones résidentielles et de rencontre » impliquent une limitation de la vitesse à 20km/h. La vitesse limite n’y est pas reprise alors qu’elle est bien spécifiée chez certains de nos voisins qui prévoient un régime similaire.

Compte tenu de ce qui précède, j’aimerais vous poser les questions suivantes :

  • Quelles sont les voiries communales et régionales, ou quartiers, mis à l’heure actuelle en « zone de rencontre » ?
  • Des aides ont-elles déjà été accordées à certaines communes pour la mise en place de telles zones ? Si oui, quelle aide a été octroyée à quelle commune pour quel projet ? Si aucune aide n’a encore été octroyée, pourriez-vous préciser la nature de l’aide que vous avez prévue, les procédures pour en bénéficier et les délais d’octroi ?
  • Une procédure d’évaluation de ces zones de rencontre est-elle prévue ? Dans l’affirmative, sous quelle forme ? Ces zones ont pour la plupart été installées sans concertation avec les riverains (de la rue concernée et des rues voisines). Ces riverains seront-ils à l’un ou l’autre moment sollicités pour donner leurs avis ?
  • La signalisation ne mentionnant pas la limitation de la vitesse des voitures à 20km/h, une communication complémentaire est-elle prévue pour mieux faire connaître cette mesure auprès des usagers ?
  • Des contrôles de ces zones de rencontre sont-ils réalisés ? Dans l’affirmative, disposez-vous de chiffres par voirie ? Quid du respect de cette limitation de vitesse par les bus, cyclistes, trottinettes… ?

Je vous remercie pour vos réponses.

Marc LOEWENSTEIN

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